Dans trois heures, nous signerons notre 4e jour en mer dans la remontée vers l'Atlantique Nord. Et non, la séquence frissons avec vagues scélérates, grains et quarts écourtés n'est pas (encore ?) d'actualité, pour l'instant c'est du calme, du calme, du calme ! Autour de nous, il n'y a rien que cette belle mer bleue, et ce soleil ! La brise nous pousse gentiment, entre 4 et 6 nœuds, selon les moments de la journée. Sauf l'après-midi, à l'heure de la sieste, où le vent daigne soudain nous abandonner et c'est alors que notre bon Volvo reprend du service. Oh, pas très longtemps, allez, juste deux ou trois heures par jour. Pendant ce temps, on profite du peu de gîte pour s'empiffrer : hier, poulet au curry - Oui ! du VRAI poulet mis en conserve par mes soins à Bequia, alors que je n'avais rien de mieux à faire, et qui se trouve sublimé, avec une boîte de lait de coco, une gousse d'ail, deux oignons et de la pâte de curry au gingembre... Aujourd'hui, galettes bretonnes, attention : pas de vulgaires crêpes de blé blanches, molles et sans tenue, non, les galettes traditionnelles, celles que j'ai appris à faire avec Manu-le-Breton, croustillantes et dorées. Farine de blé noir, œufs, fromage, tomate fraîche, fondue d'oignons et tranches de sauc', tout un programme.
Tout est si paisible qu'on a l'impression d'avoir loué un studio au bord de la mer. Quand on émerge enfin d'un long quart de sommeil, on met le nez dehors, dans cette lumière blanche et cette petite brise fraîche, et on regarde la mer, qui clapote à perte de vue. Pas un bateau depuis le dernier cargo, seuls quelques oiseaux peuplent sporadiquement ce paysage océanique. Et ce n'est pas pour autant qu'on se traîne, loin de là. Tom a reporté les points de notre trajet sur la carte papier de l'Atlantique (que l'on s'est procurée, cette fois, parce qu'à l'aller on n'en avait pas et ce n'est pas bien) : on fait du 125 milles en moyenne par jour (225 km), au bas mot ! Tom chante sur du Damien Rice, médite et passe du temps à trifouiller sur l'ordinateur, et moi je lis, je lis comme jamais : je peux dévorer un livre en une journée ! Là, je me perds un peu dans les brumes britanniques de D.H. Lawrence, mais dans notre bibliothèque, il y en a pour tous les goûts. Avant de partir, à Saint-Martin, on a trouvé chez la lavandière du Canal, tout un pan de mur pour des échanges de livres. Laissant ceux qu'on avait lus en échange, on a pioché tous azimuts, inspirés par les couvertures, les titres, les résumés au dos, l'allure jaunie, ou les conseils de la lavandière en personne. Nous traçons toujours notre route vers les Bermudes. Trop tôt encore pour dire si on a un créneau pour décrocher ou si on ira voir les iguanes. Inch'Allah... d'accord ?
Tout est si paisible qu'on a l'impression d'avoir loué un studio au bord de la mer. Quand on émerge enfin d'un long quart de sommeil, on met le nez dehors, dans cette lumière blanche et cette petite brise fraîche, et on regarde la mer, qui clapote à perte de vue. Pas un bateau depuis le dernier cargo, seuls quelques oiseaux peuplent sporadiquement ce paysage océanique. Et ce n'est pas pour autant qu'on se traîne, loin de là. Tom a reporté les points de notre trajet sur la carte papier de l'Atlantique (que l'on s'est procurée, cette fois, parce qu'à l'aller on n'en avait pas et ce n'est pas bien) : on fait du 125 milles en moyenne par jour (225 km), au bas mot ! Tom chante sur du Damien Rice, médite et passe du temps à trifouiller sur l'ordinateur, et moi je lis, je lis comme jamais : je peux dévorer un livre en une journée ! Là, je me perds un peu dans les brumes britanniques de D.H. Lawrence, mais dans notre bibliothèque, il y en a pour tous les goûts. Avant de partir, à Saint-Martin, on a trouvé chez la lavandière du Canal, tout un pan de mur pour des échanges de livres. Laissant ceux qu'on avait lus en échange, on a pioché tous azimuts, inspirés par les couvertures, les titres, les résumés au dos, l'allure jaunie, ou les conseils de la lavandière en personne. Nous traçons toujours notre route vers les Bermudes. Trop tôt encore pour dire si on a un créneau pour décrocher ou si on ira voir les iguanes. Inch'Allah... d'accord ?
Position à 16h04 (UT-4): 26°00,09N - 63°38,33W
Cap Fond: 357° Magnétique
Vitesse: 4.7 nœuds
4 commentaires